Discussion
Cette plante est extrêmement difficile, voir même impossible à éradiquer. Les résidants aux prises avec cette problématique devront apprendre à vivre avec cette situation en attendant qu'une solution soit applicable. Voici quelques recommandations concernant le myriophylle à épis:
· Sensibiliser et éduquer les résidants et les villégiateurs à propos de la problématique du myriophylle à épis.
· Empêcher la circulation de tous types d'embarcations dans les principaux herbiers afin de limiter l'effet de propagation par bouturage. Il faut informer tous les résidants de respecter les bouées.
· Limiter la circulation des embarcations dans les premiers 50 mètres au pourtour du lac.
· Limiter les déplacements des embarcations entre la baie Minervale et le reste du lac Chapleau et, au minimum faire une inspection de l'hélice du bateau avant de transiter entre ces secteurs.
· Aviser l'association du lac Chapleau de la découverte de tous nouveaux sites, afin que des mesures soient prises pour éradiquer ou protéger le site.
· Utiliser un matériel tel "l'aquascreen" afin de dégager une voie navigable entre un quai et le lac. Il faut vérifier les autorisations nécessaires avant de procéder.
L'ensemble de ces mesures servira à ralentir l'expansion du myriophylle en attendant de pouvoir mettre en oeuvre des mesures de contrôle plus performantes à long terme.
Conclusion
Le succès de l'implantation du myriophylle à épis est un indicateur que le milieu lacustre est perturbé et particulièrement riche en nutriments, dont le phosphore. Les effets qui ont menés à la dégradation progressive de certains lacs se sont déroulés sur plusieurs dizaines d'années. Afin de renverser cette tendance, certaines mesures peuvent être prises, cependant il faudra être patient pour en ressentir les effets bénéfiques. Les mesures suivantes sont recommandées:
· Vérifier l'intégrité des systèmes d'épuration des eaux usées des résidences;
· Préserver des berges écologiquement fonctionnelles (herbacées, arbustes, arbres.)
· Naturaliser les berges perturbées
· Ne pas utiliser d'engrais ou de produits chimiques à proximité du lac
· Connaître l'état de santé de l'ensemble du bassin versant du lac Chapleau.
La problématique du lac Chapleau nécessite la collaboration de tous les résidants et villégiateurs du lac. Les mesures qui seront prises pourront empêcher, ou du moins freiner, d'autres "désastres" telle les fleurs d'eau (algues bleues ou cyanobactéries).
N.B. Nous ne sommes pas encore concernés par l'algue bleue, mais souvenez-vous qu'en 2004 nous ne l'étions pas non plus par le myriophylle à épis.......!