Sur Pêches et Océans Canada
Pour le propriétaire moyen, la résidence principale constitue le plus important investissement de sa vie. Les résidents des bords de lacs sont certainement les
plus directement menacés par la prolifération de l’algue bleue. Cependant, les autres résidents dont les propriétés sont situées en périphérie des lacs sont aussi
exposés aux conséquences. En effet, la valeur des propriétés situées près des cours d’eau peut se voir considérablement réduite, voire annihilée, par la présence
de l’algue bleue. Tout le temps et l’argent investis durant toute une vie à entretenir et améliorer sa résidence, à payer ses taxes et son hypothèque pourraient être,
le cas échéant, réduits à rien Les municipalités ainsi que les gouvernements fédéral et provincial se doivent d’adopter des mesures sérieuses et concrètes afin de
prévenir les conséquences désastreuses de la prolifération des cyanobactéries dans nos précieux cours d’eau. C’est ce que nous sommes résolus à faire.
La peinture est considérée comme une substance délétère par le ministère des Pêches et des Océans et,
par conséquent, ne doit en aucun cas et sous aucune forme être déversée dans l’habitat du poisson.
MATIÈRE À QUAI(http://www.dfo-.gc.ca/regions/central/pub/dock-quais-on/04-fra.htm)
Bois
Le bois est l’élément le plus courant dans la construction de quais résidentiels. Il est relativement facile à manipuler, son prix est raisonnable et il a une certaine
« souplesse » qui lui permet de courber légèrement sous la contrainte. C’est aussi lorsqu’il est soumis à des charges à court terme qu’il se montre le plus tenace
(comme lorsque votre voisin frappe de plein fouet le quai avec sa nouvelle embarcation pour le ski), ce qui est un net avantage pour les structures riveraines.
En outre, les structures fabriquées en bois sont habituellement plus faciles à reconstruire si jamais Dame Nature voulait encore une fois prouver sa force.
Par contre, c’est au plan d’eau que le bois subit les pires conditions : tantôt humide et gras, tantôt sec et mince. Par conséquent, l’assemblage de morceaux de
bois dans la construction d’un quai requiert des techniques différentes de celles acceptées dans la construction de maisons.
Les sortes de bois de premier choix pour la construction de quais sont le thuya géant, le séquoia, le cyprès et le thuya occidental ou cèdre blanc
dans cet ordre), tous d’une longévité et d’une beauté raisonnables. Pour la plupart des quais, c’est également la liste de bois de charpente privilégiée, mais pour
les encoffrements de quai et les pieux permanents, des bois plus tenaces, comme le sapin de Douglas, la pruche et le mélèze laricin ou épinette rouge (dans cet ordre)
constituent un meilleur choix. Malheureusement, ce groupe n’est pas aussi résistant à la pourriture que le premier groupe. Pour les pieux permanents, on peut utilis
er le mélèze de l’Ouest, le pin et même l’épinette si le sapin n’est pas disponible.
Les meilleures espèces pour le pontage, qui résistent naturellement à la pourriture, survivront certes aux espèces telles que l’épinette, mais si le compte de banque n’acceptait
pas cette logique et exigeait une solution moins chère? C’est là qu’il nous faudrait faire un compromis. Un moyen d’y parvenir, comme nous l’avons déjà mentionné, est
de réduire la superficie du pont, ou encore d’essayer de prolonger la durée du bois de moins bonne qualité.
Malheureusement, la solution standard pour préserver le bois, à savoir la peinture et la teinture, ne convient pas aux quais. Tout revêtement que vous appliquerez
sur un quai se décolorera, cloquera et s’écaillera. En plus d’avoir très mauvaise mine, les revêtements endommagés retiendront l’eau, créant ainsi un endroit idéal où
une famille de champignons pourrait être tentée d’élire domicile. Et pour empirer les choses, les éclats de peinture peuvent être toxiques pour de nombreux organismes,
y compris les poissons. Par conséquent, vous pouvez soit décaper le quai et y appliquer un nouveau revêtement tous les deux ou trois ans, soit utiliser les espèces de bois
de premier choix et suivre le conseil de nombreux constructeurs de quais : choisissez la méthode nécessitant le moins d’entretien et laissez le bois prendre naturellement un ton de gris.
ENTRETIEN DU QUAI
Les équipements tels que les quais, les quais flottants et les hangars à bateau donnent accès à bon nombre d’activités de plaisance sur nos lacs. Cependant, selon la conception
de ceux-ci, ils sont susceptibles de causer des dommages supplémentaires aux écosystèmes des berges. Les résidus de peinture, de préservatifs pour le bois et autres produits chimiques se
retrouvent souvent dans nos eaux lors de l‘entretien de ces équipements. L’usage de ceux-ci est donc interdit sur l’eau ou près des berges. Si votre quai ou votre hangar à bateau est déjà peint,
vous devez être extrêmement prudent lors de l’entretien de ces équipements. Vous devez vous assurer d’utiliser des bâches et que les raclures de peinture, la peinture fraîche et autres produits
toxiques n’entrent pas en contact avec l’eau des lacs.
Les machines à pression, ou compresseurs à eau, sont souvent utilisées pour nettoyer les surfaces à repeindre. La puissance de ces appareils rend très difficile le contrôle des résidus qui
se retrouveront dans le bassin-versant. La meilleure façon demeure encore de gratter la surface avec une lame métallique ou une laine d’acier, en s’assurant bien que les résidus tombent sur une
bâche couvrant la surface de travail. Les javellisants, les herbicides et les pesticides ne devraient jamais être utilisés près de votre quai.
Sur un autre site….
http://www.cantondegore.qc.ca/accueil/affichage.asp?langue=1&B=1184